LA SEMAINE DES MÉDIAS 2010
SARAH, MAXIME ET RENATO PIMP LA SEMAINE DES MÉDIAS !
ILS T'EMMÈNENT DANS LES COULISSES DE CES MÉDIAS QUE TU CONNAIS BIEN : FACEBOOK, LES BLOGS, MSN, LES TÉLÉPHONES PORTABLES...
À LA RENCONTRE D'EXPERTS, AVOCATS, POLICIERS DE TERRAIN ET CYBERFLICS, AGENCES DE COMMUNICATION, ENSEIGNANTS ...
ILS T'INTERROGENT SUR L'IMAGE QUE TU TRANSMETS DE TOI ET DE TON ENTOURAGE SUR INTERNET.
LE BLOG DE SARAH
LA SEMAINE DES MÉDIAS 2010
12 décembre 2009
Tournage à Berne, SCOCI
Sarah a écrit, le 12 décembre 2009 :
Salut, je reviens à l'instant de notre tournage
à Berne. Il faisait hyper, hyper, hyper froid. Pour pas avoir l'air trop blaireau, j'ai renoncé à me doudoune bien chaude... mais j'ai regretté ! Maintenant, j'ai le nez qui coule. Je crois que je tombe malade !
Bref, ça a commencé par un lever au petit jour, à 6 heures. Le soleil n'était pas encore debout, lui, et je dois avouer que j'avais un peu la tête dans le lard. Mais ça passe assez vite, j'adore les tournages ! A peine le temps d'avaler un petit-déj, je cours sous la douche, me sèche les cheveux. Je dois être à mon top !
On devait donc être à Berne à 8h30.
Esther, la responsable des émissions, fait le voyage avec moi. C'est le dernier moment pour répéter mes textes. Elle dit tout le temps qu'il ne faut pas les apprendre par coeur mais mémoriser les « grandes idées », comme ça, c'est plus naturel. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet assez compliqué, la « cyberintimidation ». Ensemble, on lit des articles de presse et on parle de ce thème très répandu, puisque plus d'un ado sur deux admet avoir déjà été harcelé sur Internet. Moi, ce chiffre, ça m'assied trop. 1 sur 2, tu te rends compte ? Bon, ce n'est pas toujours des trucs hyper graves, genre parfois, c'est juste des commentaires comme « t'es moche » ou « tu ferais mieux de faire un régime ». Mais je me demande bien ce qu'on risque quand on fait ça, parce qu'Esther n'arrête pas de répéter que c'est très grave.
8h30. On arrive à Berne. Rendez-vous dans un café près du Palais fédéral. Le reste de l'équipe nous rejoint. Maxime et Renato portent leur super T-shirt « Semaine des Médias », trop stylé ! On se commande des chocolats chauds et on regarde tous ensemble le déroulement de la journée. On va commencer par une séquence « plateau » dans la rue. Ça veut dire que je vais devoir présenter l'émission, devant la caméra, au milieu de la foule. C'est un peu plus stressant que quand on est tout seul. J'ai peur de me planter. Après la pause de midi, on ira dans les locaux de la police fédérale, les « cyber flics » qui surveillent le net. Leur responsable a accepté de nous accueillir et de répondre à toutes nos questions. J'espère que Max et Renato me mettront pas trop la honte. La police fédérale, ça assure un max, quand même.
Avant de tourner, séance maquillage improvisée dans les toilettes du café. On met un max de temps et une autre cliente s'impatiente et va chercher la patronne. Difficile de lui faire avaler que je fais une émission de télé !! Bien marrant. Il est déjà 9h30 mais.... Caramba ! Il pleut tout ce qu'il peut. Il faut renoncer à notre séquence en plein air devant le Palais fédéral et trouver un décor abrité. L'équipe de réalisation a déjà pensé à un plan B et on se dirige devant la gare, sur une grande place couverte.
On se les caille, carrément ! Et je stresse, recommence, reprend, me replante. Renato fait le dadet et Maxime s'énerve. Ça commence bien ! Lorsque, feu béni, on réussit notre vingtième prise : Patatra ! Juste à côté, l'église sonne tout ce qu'elle peut, ça dure des plombes. Un mariage ou un truc comme ça. En tous cas, impossible d'enregistrer, on ne comprend pas ce que je dis. Ou alors c'est Renato qui est vraiment trop nul, je sais pas trop.
A 11 heure, la séquence est en boîte. On est congelés. Pause repas, au chaud. On rigole, on se moque, on analyse notre première prise. Max est plutôt content. Moi, j'espère que ça ira mieux cet après-midi et que Renato n'oubliera pas, encore une fois, de mettre son casque.
14 heures. Rendez-vous dans les locaux de la police fédérale. Un jeune homme vachement sympa nous accueille, il s'appelle Tobias Bolliger, c'est le chef du SCOCI. Pour faire simple, le chef des Cyber flics qui surveillent le net. Avec Max et Renato, on est super impressionnés. Il a une plaque mortelle avec la même nana que sur les pièces de 5 francs. Ça le fait trop, genre agent fédéral dans les films américains.
Il nous montre les locaux, avec des serveurs monstrueux qui surveillent tout ce qui se fait sur Internet. Il nous explique son job, plutôt compliqué parce que, surveiller tout le web avec 10 agents, ça doit pas être toujours simple. Un de ses collègues, justement, vient de détecter quelque chose de suspect. Sur un tchat, il vient d'être abordé par un mec zarbi qui lui pose plein de questions hyper privées. Le blaireau ne sait pas que c'est un policier et des histoires comme ça, les cyber flics en voient tous les jours. La traque des pédophiles, c'est leur priorité. Mais pas seulement. Tobias Bolliger me parle des insultes et des moqueries que les ados s'échangent parfois. Il me montre des menaces de mort assez glauques que les internautes balancent comme ça, sans réfléchir, en se croyant totalement anonymes alors que pas du tout, les policiers ont notre adresse, qu'ils appellent « IP » mais, en gros, ça revient au même. Surtout, ça fiche les boules. Parce que M. Bolliger m'explique que c'est aussi grave que dans la vraie vie. Tu imagines ? Certains de ces délits peuvent même être punis par de la prison. Ferme. Même si tu es mineur. Un truc de fous.
En fait, tout ce serait passé comme sur des roulettes si ces deux imbéciles de Max et Renato avaient pas tout foiré à la fin de l'interview. Maxime a commencé à dire des gros mots et ça, c'est juste totalement interdit, parce qu'on essaie de faire une émission jeunesse. Renato, il s'est super énervé et il lui a collé un pain. Max, ça, il a pas aimé et il lui a recollé un pain. Et Renato un. Et Max un autre. Genre la super honte totale avec M. Bolliger en face de moi, mi-surpris, mi-amusé.
Les Cyber policiers, ils ont pas eu l'air de nous en vouloir parce qu'en partant, on a reçu des porte-clés Police fédérale à accrocher autour du cou. Le truc assure juste carrément, c'est écrit FedPol et ça le fait à fond. Même si, tous les trois, on aurait préféré la belle plaque style FBI de M. Bolliger...
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19 décembre 2009 :
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